Table Ronde à l’Université de la Manouba: Dynamiques des Transformations

Table Ronde à l’Université de la Manouba: Dynamiques des Transformations

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Présentant l’approche de leur projet de recherche, Muriel Asseburg et Heiko Wimmen, soulignait qu’il s’agit d’un travail en cours essentiellement focalisant sur des acteurs afin de comprendre les dynamiques dans la région MENA. Supposant qu’il y a une élite politiquement pertinente et une publique mobilisé comme les acteurs principaux dans leur analyse, M. Wimmen parlait du cas égyptien. Selon lui, il y a désormais un réseau des groupes et acteurs différents qui influencent le centre par rapport á une approche top-down du pouvoir avant. Étant intervenant plus tard dans la journée sur le titre de la Reconfiguration des élites égyptiens, ce point était renforcer par Stephan Roll qui élaborait que les élites politiquement pertinentes en Égypt sont essentiellement les même sauf qu’ils manquent la hiérarchisation d’avant. Selon Wimmen, on observe des partenariats stratégiques se basant sur des intérêts compatibles, qui semblent étranges au premier regard comme l’ »alliance » entre le militaire égyptien et les frères musulmans pendant 2012. Dans une logique similaire se retrouveraient une potentielle arrangement entre Nidaa Tounes et Ennahda lors des prochains élections tunisiens. Wimmen expliquait que ces constellations sont souvent conçu en medium terme et peuvent changer rapidement.

Prenant la parole à la première session, Président M. Chouikha affirmait que la révolution tunisienne n’était pas œuvre des élites. Il s’agissait plutôt des jeunes et une élite des femmes progressistes. Il y avait également des juristes, mais où est-ce qu’il y avait l’intelligentsia dans son sens classique, les philosophes et sociologues, demandait-il.

Soulignant leur rôle exceptionnelle pendant les révoltes dans la région, M. Jammoussi et autres thématisait la question si bloggeurs entrent dans la catégorie des élites ou publique mobilisé? Venant des masses populaires ces nouveaux acteurs deviennent des leaders d’opinion rapidement et exercent du contrôle.

Intervenant sur la situation en Lybie, le chercheur M. Lacher et son collège M. Tabib discussaient la fragmentation et des élites locales. Selon M. Tabib, les élites politiques libyennes se différencient en fonction de leurs tribus. Ce système pose également un problème pour la création d’un système démocratique : Élections ne sont peut-être pas donc le moyen approprié pour la création de représentativité et la négociation des intérêts partisans en Lybie. M. Lacher par contre, soulignait qu’il n’y a pas un modèle d’explication évident pour comprendre la Lybie. Se référant à trois régions différentes (Misrata, Benghazi et Bani Walid), il élaborait sa thèse d’une régionalisation ou différents acteurs suivent différents stratégies pour effectuer une influence au pouvoir central.

Avant la clôture, Mme. Nadine Abdalla, chercheuse égyptienne pour la SWP, présentait son travail sur des mouvements de jeunes égyptiens. Basé sur une méthodologie d’entretiens avec quatre parties politiques, elle montrait le développement des mouvements de la rue au défi d’une partie politique. Son résultat pour l’Égypte contemporaine : l’influence des jeunes reste « éphémère « .

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