Note de politique sur la mis en place de la taxe carbone en Tunisie
Le changement climatique constitue un défi mondial, ayant des répercussions profondes sur l’économie, la société et l'environnement. Les gaz à effet de serre (GES) – notamment le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l'oxyde nitreux (N2O) – sont les principaux responsables de ce phénomène. Ces gaz, générés en grande partie par les activités humaines telles que la combustion des énergies fossiles, l'agriculture intensive, la déforestation et les processus industriels, emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère, provoquant une augmentation des températures globales.
L'impact économique du changement climatique est particulièrement préoccupant pour le budget de l'État. Les pertes de récoltes dues à des conditions météorologiques extrêmes, les dommages aux infrastructures et les coûts croissants des mesures d'adaptation et de résilience imposent un lourd fardeau financier. En Tunisie, ces phénomènes ont des répercussions directes sur les ressources en eau, la productivité agricole et la biodiversité, exacerbant les problèmes de sécurité alimentaire et d'approvisionnement en eau. En outre, les zones côtières, où se concentre une grande partie de la population et des infrastructures économiques, sont particulièrement vulnérables à la montée du niveau de la mer et à l'érosion, nécessitant des investissements coûteux en infrastructures de protection.
Les dépenses publiques liées à la santé augmentent également en raison de la multiplication des maladies associées à la chaleur et à la pollution de l'air. Les coûts pour le système de santé, associés aux impacts directs et indirects du changement climatique, constituent un autre poste de dépenses considérable pour l'État.
Face à ces défis, il est crucial de mettre en place des politiques efficaces pour réduire les émissions de GES et atténuer les effets du changement climatique. L'introduction de la taxe carbone en Tunisie s'inscrit dans cette démarche, visant à internaliser les coûts environnementaux des activités économiques et à encourager une transition vers des pratiques plus durables. Cependant, l'implémentation de cette taxe doit être soigneusement planifiée et évaluée pour maximiser ses bénéfices environnementaux et minimiser ses impacts socio-économiques négatifs.